Test de Spider-Man : Aux Frontières du Temps (PS3/Xbox 360)

Publié le par Black-Sactificus

Après un Spider-Man jouant avec la Dimension, jouons donc avec les Frontières temporels dans ce nouvel épisode. Nous séduira-t-il ?

Tirant son concept de sa production précédente, Beenox a une nouvelle fois choisi d'utiliser le temps et les dimensions. Alors qu'auparavant, quatre Spider-Man était à disposition et prenait part un périple chacun dans leur époque, Spider-Man : Aux Frontières du Temps se permet de changer un peu les bases. En effet, désormais, Spidey classique doit faire équipe avec le seul et unique Spider-Man 2099 venu du futur pour changer le cours du temps. Pour rester en contact, Spider-Man 2099 s'injecte une partie de l'ADN de son homologue du passé et peut à partir de ce moment-là, communiquer avec lui par télépathie. Au final, bien que le Spider-Man du futur ait fait le plus gros du travail au début, notre bon vieux Peter Parker en aura un tout aussi gros car tous ses faits et gestes auront donc un impact précis près d'un siècle plus tard et donc dans le présent de Spider-Man 2099. Nos deux Spidey arriveront-t-ils à réparer les erreurs commises ? Nous vous laissons le découvrir.

A défaut d'avoir changé de système scénaristique, ce nouveau volet garde les bons mouvements, dépacements et coups. Fluides, dynamiques et jouissifs, ils ont tout pour plaire mais sont malheureusement délaissés par l'environnement. Si la plupart des fans auraient espéré voir les Tisseurs prendre l'air en se pavanant d'immeubles en immeubles, ils risquent d'être déçus puisque le titre ne propose rien de cela. Privé de l'extérieur, les deux Spider-Man évoluent en effet en bâtiment, ce qui s'avère très décevant puisque cause à effet, c'est bien à cause de cela que les mouvements acrobatiques des Spider-Man sont réduits et difficiles à mettre en oeuvre, les zones de combat étant trop étroites la plupart du temps. Malgré tous ces problèmes qui auraient largement pu être évité, il faut avouer qu'on trouve tout de même du plaisir à taper sur nos adversaires qui sont eux-aussi en proie à un problème, la variété. Pourquoi, pourquoi ne proposer que si peu d'ennemis, pourquoi se retrouver tout le temps face aux mêmes alors qu'un jeu de ce type a la possibilité de laisser place à un nombre invraisemblable d'ennemis fort d'une variété et d'un type de jeu différent ? Telle est la question mais bon, Beenox a choisi de mettre un défaut à chacune des qualités de son jeu, c'est juste dommage.

Prenons le côté graphique du titre par exemple. En dépit d'une technique et d'une réalisation tout à fait appréciable, les décors sont pauvres et désuets. Heureusement,  les cinématiques viennent relever le niveau car sont extrêmement travaillées et vraiment agréables à regarder. Malheureusement, la patte cartoonesque qui caractérisait si bien le précédent épisode est délaissée et c'est dommage car elle lui donnait une véritable identité graphique que l'on avait réellement su apprécier. Enfin bon, quand on généralise, on se retrouve tout de même dans quelque chose de bien conçu et de très crédible. Petite exception faite au espace de jeu intérieur étant bien trop renfermé pour un tisseur de toile qui se respecte.

Il n'empêche qu'à l'intérieur, Beenox à réussi à nous concevoir pas mal de niveaux. Parfois trop longs, parfois inutiles mais certaines fois grandioses, ces passages soufflent le chaud et le froid. De la plate-forme au couloir rempli d'ennemis, on trouvera de tout mais pas forcément tout ce qu'on voulait voir. Le but sera le plus souvent de passer un niveau sans se faire de bobo en changeant le plan des bâtiments dans le présent d'Amazing Spider-Man permettant alors à Spider-Man 2099 de progresser dans des issues modifiées et d'échapper à la mort. Pour se battre, on usera de coups rapides, de toiles et d'une endurance à toute épreuve permettant à Spidey d'esquiver les coups et à Spider-Man 2099 de créer un clone servant alors de leurre. Très utile lors des combats un peu trop conséquent en terme de nombre d'ennemis. Pourtant, cela ne suffira pas à vous occuper plus d'environ sept heures et le reste des possibilités n'est pas vraiment à la hauteur. Après avoir boucler la trame principale, on pourra s'atteler à débloquer la Toile des défis en réalisant un objectif donné dans un niveau de jeu, après quoi les plus téméraires pourront accéder aux bonus dédiés aux fans de la série, mais surtout des comics.

 

Graphismes : 14/20
Jouabilité : 14/20
Durée de vie : 11/10
Bande son : 15/20
Scénario : 11/10
Fun : 13/20

Note générale : 13/20

Publié dans Tests (PS3 - Xbox 360)

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