Test de Assassin's Creed : Brotherhood (PS3/Xbox 360)
Assassin's Creed revient dans ce nouvel épisode baptisé Brotherhood. Parviendra-t-il à nous séduire ?
De retour à Montereggioni, Ezio est loin d'avoir terminé sa quête. Malgré l'acquisition de la Pomme d'Eden et sa victoire sur l'Espagnol, notre assassin a bien du soucis à se faire. En effet, la famille Borgia, puissante et tyrannique, régnant d'une main de fer sur la grande cité qu'est Rome s'empare de la Pomme en attaquant la Villa. Après l'attaque du domaine Auditore et la perte de certains proches, Ezio n'a plus qu'une chose à faire, entrer et récupérer la grande Rome, avec la Pomme. Tout ça dans un autre but pour Desmond, qui, relié à Ezio grâce à l'Animus lui permettant de revivre les Mémoires de l'assassin, est bien décidé à découvrir comment sauver le monde dans son époque.
Une fois n'est pas coutume, Assassin's Creed : Brotherhood reprend les animations du dernier épisode, ne laissant guère de place pour des nouveautés de ce côté-là, quoique certaines d'entre elles aient été quelque peu retouchées et améliorées. On retrouvera donc les esquives, contre-attaques, attaques et finish moves propre à la série. De même, les armes restent les mêmes, à l'exception de l'arbalète qui vient compléter un arsenal déjà bien complet. Dagues, normales, empoisonnées, doubles, épées, légères, lourdes ou encore pistolet à la Leonardo Da Vinci, à vous de choisir. Que de façon de tuer son ennemi donc, aussi nombreuses que dans Assassin's Creed II, à la bourrinette, par les toits, discrètement ou même par les eaux ou à dos de cheval. Sans oublier la vision d'aigle qui permet de voir les objets interactifs ou une cible spécifique de façon plus claire.
Les niveaux eux non plus n'ont pas changé, bien qu'il y est un peu plus de missions de filatures qu'auparavant, bien qu'elles laissent bien entendu place à d'autres types de quêtes dans l'esprit de la série, en plus d'un nombre impressionnant de missions annexes. En effet, on dirait bien qu'Ubisoft Montreal mise beaucoup sur celles-ci pour assouvir la soif d'aventure de ses joueurs, la trame principale étant en soi un peu limitée. Aussi, on retrouvera quelques autres défis, aussi utiles soient-ils, comme les drapeaux ou les Tours de Borgia. Ces tours sont en fait un peu la base de tout. Il s'agit là d'éliminer le maître d'une Tour et de la brûler, après quoi la zone concernée ne sera plus sous influence Borgia. En plus de ça, un citoyen en quête de rebellion acceptera de rejoindre votre cause en devenant un assassin. Ces assassins pourront ensuite être appelés au combat dès que possible, et s'avèrent être d'une très grande aide. Vous pourrez aussi les faire évoluer en terme de rang jusqu'à qu'ils deviennent de véritables Maîtres dans leur domaine. Aussi, comme dans l'opus précédent, il est possible de recruter des combattants, voleurs et courtisanes pour être aider au combat, par diverse façon donc... Il y a donc de quoi faire dans Assassin's Creed : Brotherhood, d'autant plus que les Tombeaux sont toujours présents. Pour les incultes, il s'agit de Tombeaux donc, situés par-ci par-là et demandant une certaine maîtrise des phases d'escalades et de plates-formes pour en venir à bout. Et oubliez les petites rénovations du domaine de Montereggioni, pour cet épisode, elles s'étendent à toute la ville de Rome, des monuments aux commerces en passant par les bâtiments en tout genre. Les revenus vont bon train et l'investissement se fait vite rentable, les Florins pleuvent, et tout ça peut être récupérer à la banque, qui peut elle même être rénovée. C'est pour vous dire.
Ce point aura laissé perplexe bien des gens mais finalement, c'est une vraie réussite en la matière. Un mode multijoueur dans Assassin's Creed, Ubisoft a osé le faire, et a bien fait. Le concept est simple, il s'agit de trois modes de jeu, Traque, Chasse à l'Homme et Alliance. Dans le premier, il s'agit d'un match à mort, entre autres. Une cible vous est assignée, vous devenez aussi celle d'autres joueurs, et le but est de l'éliminer. Dans le second, trois équipes de deux joueurs s'affrontent avec le même principe mais en petite équipe et le troisième, Alliance donc, demandera de progresser en équipe (deux équipes de quatre personnes) sur deux manches. Une où l'on est la souris, l'autre où l'on est le chat. Pour pimenter le tout et donner une touche inévitable de stratégie et de technique, les cartes sont remplis par la foule, grâce à laquelle il est possible de se cacher, avec tout ce qui va avec (bancs, cachettes...). Bien entendu, il est aussi possible de sprinter vers sa cible et de l'éliminer à la bourrin mais bon, il y a peu d'interêt à procéder de la sorte puisque votre cible aura vite fait de vous repérer, de vous échapper ou même de vous humilier. En effet, on pourra aussi humilier son poursuivant si l'on frappe avant lui. Mais la base du multijoueur réside donc sur la discrétion et la fonte dans l'environnement, ce qui est particulièrement intéressant. Pour XP, il suffira d'assassiner un adversaire de la meilleure façon possible pour booster ces points. On pourra d'ailleurs, en montant en niveau, débloquer et s'équiper d'équipements/atouts comme le déguisement ou la bombe fumigène.
Reste à parler de l'aspect graphique et sonore du soft. Graphiquement et techniquement aussi réussi que le second épisode, Brotherhood propose une modélisation impressionnante des décors et de la ville dans son ensemble. Les visages, un peu décevants dans AC2, ont été retravaillés et son maintenant bien plus convainquant. Quant à la bande-son, les compositions musicales sont plutôt agréables, les effets et bruitages très corrects. En conclusion, Assassin's Creed : Brotherhood mérite qu'on l'achète, tout comme ses deux prédécesseurs.
Graphismes : 17/20
Jouabilité : 18/20
Durée de vie : 17/20
Bande son : 17/20
Scénario : 17/20
Fun : 18/20
Note générale : 18/20