Test de Bodycount (PS3/Xbox 360)

Publié le par Black-Sactificus

Déjà peu séduit par la démo du jeu, AfterGaming s'attaque désormais au jeu complet. Nous séduira-t-il ?

Après Black, excellent défouloir en son temps, Codemasters nous propose de faire la connaissance de Bodycount, un FPS bourrin dépourvu de stratégie. Le jeu nous entraîne dans la peau d'un agent travaillant pour une organisation secrète ayant pour but d'éradiquer la moindre menace pour la paix du monde. En fait, il s'agira d'éliminer, de dessouder, de détruire toutes les personnes qui tendent à lancer une guerre, en commençant par l'Afrique de l'Ouest où débute l'aventure. Une aventure qui risque d'en décevoir plus d'un car, en plus d'un plan scénaristique assez moyen, Bodycount est en proie à un nombre impressionnant de défauts apparents, à commencer par l'aspect graphique du jeu. Non sans inspirations, même si très peu prononcées, Bodycount part sur une base assez simple sans pour autant la développer. On découvre donc un moteur potable mais techniquement rempli de failles. Le moteur, daté, implique donc des textures baveuses et loin de l'exploit graphique qu'offriront bientôt certains ténors vidéo-ludiques en cette fin d'année. Heureusement, les effets spéciaux (explosions...) sont crédibles et certains des décors destructibles et heureusement, car c'est là le principe du jeu... tout péter.

Les missions suivent donc l'idée et se montrent très répétitives, vous demandant le plus souvent d'aller tuer tous les "méchants" présents ici et là. Eliminer nos ennemis ne sera pas très difficiles, surtout quand cela se montrent compatifs à notre cause et attendent gentillement et sereinement qu'on leur colle une balle dans le crâne. Encore un jeu à l'IA pathétique et scriptée, et mal qui plus est. Après d'un point de vue purement défouloir, ça pourrait quand même être marrant mais non, le pauvre choix d'armes ne permet même pas de varier son jeu. Les seules choses qui pourraient être saluées, c'est l'intégration de couvertures déclenchées lors de la visée, quoiqu'un peu gênantes parfois, et d'une jauge d'infos (qui se remplie grâce à l'acquisition des balises trouvées sur les cadavres de ses adversaires) qui permet d'utiliser quelques atouts comme un boost d'adrénaline, une frappe aérienne ou encore une élimination instantanée des adversaires présents dans un secteur donné. Bref, de quoi encore faciliter une progression déjà sans grand obstacle. Codemasters a tout de même voulu instaurer un certain challenge au court des niveaux en donnant une note à la fin de chaqu'un d'eux. Un petit côté scoring comme un autre et finalement sans grand intérêt vue la composante des missions, qui ne tiendront finalement qu'un peu moins de cinq heures.

Bien entendu, Bodycount ne compte pas séduire les foules sans modes multijoueurs. Histoire de convaincre ses joueurs, le titre propose des modes de jeu ayant fait leurs preuves et n'innovent donc en aucun cas. Par conséquent, on est un peu étonné de ne voir qu'un free for all et un team deathmatch sur un jeu qui a tant de potentiel grâce à son aspect bourrin et explosif. Encore un raté pour Bodycount qui tend encore à faire quelques erreurs. Oui, en plus d'être classique, le mode multijoueur n'apporte aucune dose de plaisir, et ce n'est sûrement pas la jouabilité lourde et mal gérée du jeu qui fera office de point sauve-tout.

 

Graphismes : 12/20
Jouabilité : 12/20
Durée de vie : 10/20
Bande son : 13/20
Scénario : 08/20
Fun : 12/20

Note générale : 11/20

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Publié dans Tests (PS3 - Xbox 360)

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